mercredi 4 novembre 2015

8 termes pour comprendre l’affaire du déversement des eaux usées à Montréal

8 termes pour comprendre l’affaire du déversement des eaux usées à Montréal 


Probablement vous avez écouté que la ville de Montréal pourrait déverser une importante quantité d’eaux usées non traitées dans le fleuve Saint-Laurent. Le déversement s’explique par un projet d’entretien majeur au système d’égouts de la ville. Bref, la ville a besoin de déplacer une chute à neige et, pour ce faire, il faudra vider un intercepteur qui achemine les eaux usées ver une usine de traitement. En conséquence, les eaux usées des montréalaises et des montréalais seront rejetés dans le fleuve pendant environs sept jours sans passer par l’épuration. Voilà 7 termes clé qui pourraient aider à comprendre toute l’affaire du déversement lors qu’on écoute en parler :

Amont : le sens inverse de l’aval, c’est-à-dire, l’eau qui se trouve vers la source de la course d’eau.

Aval : l’eau qui se trouve dans la direction d’écoulement d’une course d’eau par rapport à un point de référence. Par exemple, la Ville de Varennes est en aval de Montréal.

Capacité de dilution : la dilution est l’affaiblissement de la concentration des substances contaminantes une fois mélangées avec les eaux du fleuve. La capacité de dilution est alors la quantité d’eau disponible dans le fleuve pour disperser la pollution. C’est une façon de « purification naturelle » qui dépend de plusieurs facteurs comme la course de l’eau, le débit, le type de polluant, les marées, entre autres.

Chute à neige : une structure composée d’un puits de déchargement de neiges usées et qui est reliée à l’intercepteur et qui permet de fondre la neige pour ainsi la véhiculer à la station d’épuration.

Eaux brutes : l’eau prise de la source et qui n’as pas été traitée, c’est-à-dire, l’eau du Saint-Laurent qui entre dans les usines de traitement d’eau potable.

Eaux usées : les eaux polluées comme conséquence de l’activité humaine, c’est-à-dire, les rejets des maisons, des usines, des commerces et même des hôpitaux.

Intercepteurs : de grosses conduites qui peuvent avoir jusqu’à 5,5 m de diamètre qui recueillent les eaux usées ramassées par le réseau d’égout sanitaire. Dans le cas de l’île de Montréal, les intercepteurs acheminent les eaux usées à la plante de station d’épuration à Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Station d’épuration : installation dotée de l’équipement nécessaire à traiter les eaux recueillies par le système d’égouts. À Montréal, c’est la Station d’épuration Jean-R. Marcotte (la troisième plus grande au monde), à Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, qui traite l’eau avant de la rejeter dans le fleuve.